1989 :

Conan à fait des petits…

Encore un jeu mythique de la Megadrive qui est passé par la case Arcade (et qui rapportera bien plus que 20 000 Francs). J’y faisait référence quand j’évoquais le griffon du jeu Altered Beast (sorti en 1989 en Arcade sur le System 16) , ce jeu est ni plus ni mois que Golden Axe. Ce beat’em all moyenâgeux est encré dans la mémoire collective. Vous y incarnez donc trois personnages. Gillius Thunderhead, un lutin qui viens des mines de Wolud dont le frère jumeau à été tué par Death Adder (le « bad guy » du jeu). Tyris Flare, elle est une amazone rouquine qui porte une longue épée. Ses parents ont eux aussi subit la colère de Death Adder. La même chose s’applique avec Ax Battler dont la mère a été tuée par Death Adder. Décidément, ce Death Adder n’est pas « Joe le rigolo ». Nos trois héros en plus de vouloir venger leurs proches, veulent sauver la famille royale qui est retenue prisonnière par La Vipère Mortelle (« Adder » signifie la vipère). Le producteur du jeu, monsieur Makoto Uchida était un grand fan des films de « Conan le Barbare » et ça se ressent dans le jeu. Même si la référence était plus qu’évidente vu le look de Ax Battler il était bon de préciser. Ce que le jeu avait de particulièrement intéressant c’était le système de magie. Il faut ramasser des fioles bleu pour alimenter votre jauge de magie. Et en fonction de ce que vous avez ramassé vous pouvez faire une magie plus ou moins puissante. Ces fioles peuvent être ramassées au cours des niveaux ou au cours de Bonus Stage dans lesquels il faudra botter des fesses de lutins pour qu’ils laissent tomber ces petites gourdes bleues si convoitées. Street of Rage sortira aussi en cette même année, bien qu’avec des scénario différents, les similitudes de gameplay sont néanmoins troublantes. Ne vous y trompez pas ces deux jeux (Street of Rage et Golden Axe) sont parmi les tueries de cette année 1989 en arcade. Nous aurons l’occasion de reparler de Streets of Rage avec la sortie de sa suite, mais ça c’est une autre histoire…


Un autre jeu qui ne fera pas de suite mais qui pourtant n’était pas dénué de qualités : Wrestle War (sorti en 1989 sur System 16). Ce petit jeu de catch sans prétention était vraiment intéressant par son gameplay. Les fans de catch, on trop souvent eu des jeux très décevants, avec des contrôles mutilants et avec une palette de mouvement limité aux simple coups. Et le catch ce n’est pas que les bourre pif. C’est aussi les prises. Wrestle War réconcilie un peu les fans avec les jeux vidéo. Il est en effet possible de faire des prises (Suplex, German Suplex, etc), frapper, envoyer l’adversaire dans les cordes, effectuer un surpassement par dessus les épaules,… Bref la palette de mouvement est assez intéressante. Le casting des catcheurs est composé uniquement de personnages fictifs. Mais ils sont inspirés de catcheurs bien réels : Titan Morgan est inspiré d’Hulk Hogan, Grand Kong lui est basé sur Abdullah The Butcher tandis que Don Dambuster est visiblement une copie de Road Warrior Hawk.


Dynamite Düx (sorti en 1989 sur System 16), dont je vais vous parler maintenant à une « storyline » assez similaire aux grand classique de Nintendo. Une fille nommée Lucy s’est faite enlevée par un sorcier (Achacha), et bien entendu vous allez devoir la sauver. Vous incarnez deux canards de dessin animé (Bin et Pin). Et ces deux palmipèdes sont les deux animaux de compagnie de cette dénommée Lucy. Quelle étrange idée d’élever des canard comme animaux de compagnie (Joey et Chandler dans Friends on du jouer à Dynamite Düx)… Au niveau des graphismes, l’influence qui prédomine est celle des cartoons de Tex Avery. Le gameplay est super simple et n’utilise que deux boutons. Mais vous pourrez ramasser diverses armes au fil de votre aventure (bombes, bazooka, cailloux,…). A noter qu’en dépit de ses qualités, le jeu n’a jamais été adapté sur Megadrive mais à eu droit à un portage sur Master System. Et la conversion Master System à énormément altéré le jeu du aux limitations très serrées de la console en terme de son et de graphismes. Dommage car le jeu méritais sans doute un portage 16 Bits digne de ce nom.


La suite de Shinobi est sans doute le jeu l’un de jeux d’arcade les plus marquants de cette année. Sobrement intitulé « Shadow Dancer » (sorti en 1989 sur le SEGA System 18), le jeu se démarque de son prédécesseur par son gameplay. Car le scénario est assez similaire au premier : un groupe terroriste à caché des bombes dans la ville, à vous (le fils de Joe Musashi) de les trouver et d’éradiquer le syndicat du crime. Pour en revenir au gameplay, l’arrivée du chien modifie beaucoup la donne. Votre fidèle compagnon peut aller attaquer des ennemis mais vous avec un temps limité pour aller éliminer le terroriste. Si le chien se fait toucher, il va rétrécir. Sinon le système à peu évolué : shurikens, sabre pour le corps à corps. Et les bonus stage qui sont un clin d’œil évident au premier Shinobi. Pour beaucoup le premier opus reste la référence, pourtant Shadow Dancer bénéficie de meilleur graphismes. Comme quoi de meilleur graphismes ne signifie pas forcément un meilleur jeu.


Le reste de la production 1989 : Wonder Boy III, Alex Kidd in the Enchanted Castle, Tommy Lasorba Baseball, Mystic Defender, Tough Turf, Line of Fire, Monaco GP, Super Masters, Last Survivor, Flash Point, Laser Ghost, ESWAT Cyber Police, Racing Hero, Crack Down, Turbo Out Run et A.B. Cop.

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