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Aujourd’hui, en ce 31 mars

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C’est le 31 mars 1997 qu’est mis en vente Theme Hospital pour les PC. Ce jeu de simulation d’entreprise a été développé par Bullfrog Productions et publié par Electronic Arts.

Vous êtes maintenant en charge d’un immeuble destiné à devenir un hôpital. Mais dépêchez-vous à agir car les locaux sont vides et des gens sont impatients d’être soignés. Nous devons donc gérer le budget tout en s’équipant de bureaux, d’appareils médicaux de toutes sortes afin de faire les diagnostiques et il ne faut pas oublier d’embaucher du personnel, sans ça, l’équipement ne servira à rien du tout.

Nous découvrirons rapidement que les gens qui se présenteront souffrent tous de maladies inventées exprès pour le jeu, comme de l’ADN d’extra-terrestre, des cas d’invisibilité, de tête enflée, de complexes d’Elvis et ainsi de suite. Heureusement pour eux, la technologie est là afin de les soigner… si nous avons pensé à ouvrir un département de recherche afin de s’assurer d’avoir le bon diagnostique et il faut aussi une pharmacie afin de leur procurer le remède adéquat lorsqu’une machine n’est pas nécessaire. Après tout ses efforts, les employés auront envient de se détendre, il est donc primordial de ne pas les oublier et de leur offrir leur espace de repos.

Les patients auront eux-aussi besoins de deux-trois petits items pour les faire patienter (en plus de la salle de bain) comme des bancs, des machines pour se procurer quelque chose à boire et des radiateurs pour qu’ils n’aient pas froid. C’est loin de s’arrêter-là. Il faut préparer la relève et c’est pour ça que la salle d’entraînement existe alors que les internes y apprendront une chose ou deux de la part des résidents. Que serait un hôpital sans des patients régurgitant partout? Il vous faudra donc quelqu’un pour nettoyer tout ça et s’occuper d’arroser les plantes tout comme vous ne pourrez pas vous passer d’engager un réparateur qui pourra rapidement remettre les appareils en état de marche. Soyez aussi préparés à recevoir des visites VIP (ceux-ci pourraient demander à faire une visite guidée des lieux), à devoir traverser des épidémies ou même des tremblements de terre.

Même si nous ne pouvons pas contrôler les patients, nous pouvons décider de les éjecter des lieux, de l’ordre dans lequel ils seront traités ou même les forcer à recevoir un médicament avant de savoir hors de tout doute de quelle maladie la personne souffre, quoi qu’il y a un risque de les tuer, ce qui affectera la réputation de l’hôpital et ça risque de ne pas plaire à l’inspecteur (ce dernier ne sera probablement pas un grand amateur des infestations de rats non plus, mais nous pouvons nous débarrasser des rongeurs en leur cliquant dessus). On peut même forcer les patients à passer plusieurs tests inutiles pour eux afin de faire gonfler leur facture. Il est aussi possible d’avoir un temps limite pour guérir certains patients ou pour mettre fin à une épidémie. Nous aurons des buts à compléter, que ce soit le nombre de patients à guérir, la réputation de l’hôpital, sa valeur, etc… afin de pouvoir progresser.

Il aura fallu deux ans pour développer le jeu dont l’idée est venue à Peter Molyneux et James Leach alors qu’ils jouaient à Theme Park et qu’ils ont pensés que ce serait une bonne idée de faire une variante avec un hôpital. Toutefois, Molyneux n’a pas été impliqué dans le développement parce qu’il était déjà pris par son travail sur le jeu Dungeon Keeper. L’artiste Gary Carr a visité deux hôpitaux afin de trouver l’inspiration, lui qui n’était pas très content à l’idée de travailler sur le jeu au départ. Il avait quitté Bullfrog parce qu’il ne croyait pas que Theme Park pourrait avoir du succès et était revenu dans la compagnie pensant qu’il travaillerait sur Dungeon Keeper avant de découvrir que ce serait sur Theme Hospital.

Comme dans tout projets, certains plans peuvent changer. Dans ce cas-ci, il était prévu d’incorporer de vraies maladies au départ, mais il a été décidé que les cas ne devraient pas être trop réalistes et ils ont étés remplacés par des problèmes de santé avec un niveau de comédie. Il en va de même pour l’allure des personnages et l’équipe s’était lancée comme but d’avoir deux milles personnages animés, ce qui a nécessité l’embauche d’un artiste supplémentaire. Un autre changement de plan est qu’il était prévu que le jeu se déroule dans diverses époques et chacune (quatre au total allant du médiéval pour terminer dans un monde futuriste) aurait eue un gameplay différent. Troisième chose qui a dû être modifiée, la maladie King Complex portait le nom de Elvis Impersonator, mais la succession d’Elvis possédait les droits sur le nom.

L’équipe se réunissaient dans un bar une fois par semaine afin de recevoir une liste de tâches à accomplir et ils se faisaient dire de ne rien faire d’autre que ce qui leur était assigné car autrement, le travail ne se faisait pas. L’équipe avait beaucoup d’idée, mais le temps manquait pour tout incorporer dans le jeu. Ils ont donc dû laisser de côté des maladies comme Animal Magnetism qui aurait vu le patient être fusionné à un animal. Pour ce qui est de la maladie de la tête enflée que l’on retrouve dans le jeu, ils se sont inspirés d’une réaction allergique de Peter Molyneux qui avait fait en sorte que son visage était devenu d’une taille alarmante.

Le jeu, qui s’est vendu à plus de quatre millions de copies et qui est sorti sur PlayStation en 1998 (une version sur Saturn a été annulée en cours de développement, celle-ci aurait eue pour titre Sim Hospital et aurait été mise en vente en 1996), a attiré des plaintes de la part de gérants de milieux hospitaliers prétextant que le jeu se moquait de la gérance d’hôpitaux et qu’il ne faisait aucune lumière sur le vrai monde de la santé avec ses maladies fictives. Peter Molyneux a dit, en 2014, qu’il aimerait que le jeu fasse un retour, mais nous n’avons pas eu de nouvelles depuis.

Également sortis un 31 mars:
The Battle of Olympus (1988, NES)
Deep Blue (1989, TurboGrafx-16)
Operation Wolf (1989, NES)
Shadowgate (1989, NES)
Continental (1992, PC)
Marion (1994, PC)
NHL ’94 (1994, SNES)
Double Dragon (1995, Neo Geo)
Mickey Mania (1995, Genesis; SNES)
Starblade (1995, PlayStation)
Blast Corps (1997, Nintendo 64)
Doom 64 (1997, Nintendo 64)
Mario Teaches Typing 2 (1997, PC)
Outlaws (1997, PC)
Rampage 2: Universal Tour (1999, Nintendo 64; PlayStation)
Roller Coaster Tycoon (1999, PC)
Shadowgate Classic (1999, Game Boy Color)
Wario Land II (1999, Game Boy Color)
Jojo’s Bizarre Adventure (2000, PlayStation)
The Sims (2000, PC)
Urban Chaos (2000, PlayStation)
Dance Dance Revolution (2001, PlayStation)
The Three Stooges (2002, Game Boy Advance)
Purge (2003, PC)
Neverwinter (2015, XBox One)

Aujourd’hui, en ce mois de mars

frogger

C’est une journée imprécise du mois de mars 1998 qu’est sorti Frogger sur la Sega Genesis. Ce jeu d’action a été développé par Konami Industry et publié par Majesco Sales.

Le but du jeu est on ne peut plus simple. Il faut aider la petite grenouille à regagner son nénuphar, mais pour y parvenir, il faudra traverser plusieurs obstacles qui lui seront fatals en cas de contact dont des véhicules, des alligators, des serpents et comme si ce n’était pas déjà assez comme ça, de toucher l’eau mènera également à la perte d’une vie. Pour ce qui est de la tortue, nous pouvons sauter sur son dos, mais il faut s’assurer de ne plus y être lorsque le reptile décidera de plonger sous l’eau. Un niveau se termine lorsque tous les cinq espaces alloués aux grenouilles auront étés remplis et il est possible de perdre si nous ne terminons pas avant d’avoir atteint le temps limite.

C’est en 1981 que ce jeu apparaît sur les bornes d’arcades et il a connu un très grand succès incluant sur ses adaptations pour les consoles de maisons alors que vingt millions de copies se sont vendues partout dans le monde. De ce lot, cinq sont à travers les États-Unis alors que nous pouvons retrouver le jeu sur Commodore 64, l’Atari 2600, Supercharger, Timex Sinclair 1000 et 2068, Tomy Tutor, Intellivision, Atari 5200, ColecoVision, Apple II, Macintosh, IBM PC, PlayStation, Super Ninendo, Game Boy, Game Boy Color et j’en passe. Les amateurs de la Sega Game Gear sont passés près d’avoir droit à leur adaptation, mais le jeu n’a jamais été mis en vente, dû, selon les rumeurs, à l’incapacité d’en arriver à une entente entre Sega et Konami. Il y a eu un grand nombre de suite (aux alentours de trente) dont Frogger II: ThreeeDeep en 1984, Frogger 2: Swampy’s Revenge en 2000, Frogger: The Great Quest en 2001 ou encore Frogger’s Adventures: Temple of Frog en 2001.

On peut même compter des clones dont Ribbit, qui est sorti en 1981 pour l’Apple II, Froggy sur ZX Spectrum en 1984, Hopper en 1983 sur la BBC Micro et l’Acorn Electron, Freeway de l’Atari 2600 en 1981, Pacific Coast Highway en 1982 pour l’Atari 8-bit Family (l’écran se séparait en deux (un pour la route et un autre pour l’eau) contrairement à la majorité des jeux où nous voyons tout en un seul écran), Preppie en 1982 pour l’Atari 8-bit Family ou encore Frostbite en 1983 pour l’Atari 2600 pour n’en nommer que quelques uns. En 1983, Frogger fait une apparition dans un segment de Saturday Supercade sur CBS (plusieurs dessins animés diffusés les uns après les autres) et il peut aussi être vu dans les films Wreck-It Ralph et Pixels. Le groupe Bad Religion a fait une chanson dont le titre est Frogger alors que le chanteur dit jouer à Frogger avec sa vie.

Également sortis au cours d’une journée indéfinie du mois de mars:
World Games (1989, NES)
Fisher-Price: Perfect Fit (1990, NES)
Target: Renegade (1990, NES)
Terra Cresta (1990, NES)
Bill Elliott’s Nascar Challenge (1991, NES)
Harlem Globe Trotter (1991, NES)
Indiana Jones & The Last Crusade (1991, NES) [taito]
Town & Country II: Thrilla’s Surfari (1992, NES)
Mickey’s Safari in Letterland (1993, NES)

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