En 1982, SEGA reviens sur le devant de la scène en temps que développeur avec un jeu. Si le jeu est une petite révolution dans son genre, il sera aussi à l’origine de tout un genre graphique. Ce jeu, il s’agit de Zaxxon. – A ne pas confondre avec Saxon, le groupe de heavy métal britannique. – Pour revenir au jeu qui à été développé par Ikegami Tsushinki, il est à lui tout seul à l’origine d’un nouveau style qui en l’absence de véritable 3D sera longtemps considéré comme de la 3D et représente une avancée majeure dans le monde du jeu vidéo : la 3D isométrique. Ce style perdura avec les années, avec des jeux comme Q*Bert (sorti 11 Mois plus tard), Mario RPG et Pac-Mania. Le jeu en lui même est assez intéressant bien que rudimentaire graphiquement et s’inspire très clairement des grand classiques du cinéma en particulier Star Wars. Zaxxon fort de son succès, il se voit crédité d’une publicité TV crée par la Paramount. Ni plus ni moins : la première publicité TV pour un jeu d’arcade !

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Toujours dans le domaine des premières, qui se souviens des Laser Disc ? C’est disques de la taille d’un disque vinyle mais utilisant la même technologie que les CD (d’où le nom Laser Disc). Ces disques à l’époque étaient « vendus » comme l’avenir. Dans les boutiques d’occasion, on trouve aisément des tonnes et des tonnes de films en Laser Disc pour quelques brousoufs. Pour en revenir au jeu vidéo, la technologie Laser Disc à été introduite en arcade par SEGA pour le jeu : Astron Belt. Pour vous expliquer comment est développé un jeu sur Laser Disc. En gros, les décors sont fixe mais en très haute résolution. Vous ne pouvez donc pas interagir avec les décors et vous avez un nombre très limité d’actions. Ceux qui ont un jour joué à Dragon’s Lair ou Space Ace savent de quoi je veut parler. Donc seul le sprite du personnage (ici un vaisseau spatial) et les indications à l’écran sont gérés comme par le hardware, tout le reste est géré comme de la vidéo (à savoir quelque chose de fixe). C’est comme si vous étiez sur des rails et que vous subissiez le jeu sans pouvoir accélérer ni ralentir. D’ailleurs beaucoup de décors ont été crées spécialement pour ce jeu. Mais pas tous, il semblerai que certains sont originaires de films comme « Star Trek II : La colère de Khan » ou « Message from Space ». Autre chose intéressante, le jeu Galaxy Ranger (un autre jeu Laser Disc créé par SEGA) peut fonctionner dans la borne d’Astron Belt. Car à l’époque chaque jeu nécessite une borne spécialisée, il faudra l’arrivée de la norme JAMMA (introduite en 1985) pour standardiser un peu les connections sur les machines d’arcade et ainsi éviter de changer la borne à chaque jeu.

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Ali Baba and 40 Thieves, reprenant le célèbre conte des milles et unes nuits ce jeu est un «Pac-Man like». Un peu décevant par son gameplay, il a cependant un aspect amusant (pendant 20 secondes) la musique qui n’est ni plus ni moins que le Boléro de Ravel.

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Buck Rogers : Planet of Zoom. Un jeu à licence car Buck Rogers (dit Antony Rogers) est un personnage de science fiction créé par Philip Francis Nowlan. Il apparaît pour la première fois dans le magazine Amazing Stories. Ce jeu de shoot, est l’un des précurseurs à Space Harrier dont je vous parlerai plus tard. Il aura le mérite de faire raviver le goût de SEGA pour la licences étranges : Fonz par exemple (voir l’épisode 11 de SEGA Arcade Story).

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Star Trek, inutile de présenter cette illustre licence. La borne ; présente en deux versions (vous vous y habituerez) normal et «deluxe» ; offre des graphismes vectoriels et des voix digitalisés d’une haute qualité. Nul doute que la borne à du ravir les fans du capitaine Kirk et même les Klingons.

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Le reste de la production arcade de l’année 1982 : Guttang Gottong, Zektor, SubRoc-3D, Super Locomotive, Tac/Scan, Zoom 909, Monster Bash, Pengo.