1994 :

Daytona USA

« Daytooooonaaaaa ». Si un jour votre chemin à croisé ce jeu, la voix du chanteur de la BO vous est forcément familière. Le concept du jeu est né de l’un des voyages d’un des développeurs de SEGA au pays de l’oncle Sam. Toshihiro Nagoshi raconte avoir eu l’idée en regardant une course de NASCAR. Notons d’abord le changement de « hardware ». Le « Model 1 » est mort, vive son successeur le « Model 2 ». Et c’est l’arrivée des textures, du 60 images par secondes, plus facile à programmer… La carte est un modèle de technologie. SEGA a bien appris pendant les deux années précédentes. Et quoi de mieux que de développer la carte arcade qui réponds aux attentes des développeurs. Après tout, c’est ce que fait Nintendo avec ses consoles : développer le hardware en² fonction des attentes des créateurs de software. Tout comme Virtua Racing, il sera linkable jusqu’à 8 joueurs. Et, ici on a le « jeu fun » pour lancer les bornes en série dans les salles d’arcade. Certains soirs, il faudra attendre de longs moments pour pouvoir s’élancer sur le circuit Three-Seven Speedway contre quelques uns de ses amis (ou gens de passage). C’est aussi l’un des premiers de course en 3D a inclure des dégâts visible sur les véhicules. Et ça a une incidence sur la conduite de votre voiture (moteur qui tourne au ralenti). Pour réparer la voiture il faudra faire un arrêt aux stands au risque de sacrifier du temps. Pour conclure, certaines bornes disposaient d’un système qui filmait les sièges des participants et faisait une diffusion en live en montrant les joueurs et le jeu tout en faisant un petit montage sympa. La version Saturn bien que de bonne facture, ne rivalisera jamais avec sa grande sœur sortie en arcade. Il faut dire qu’il était compliqué de faire du 60 FPS sur Saturn comme en arcade

Virtua Cop

SEGA a donc « inventé » les jeux de baston en 3D ; les jeux de foot en 3D (Virtua Striker)… Que reste-il comme concepts a passer en 3D ? Un jeu de tir en 3D… Bonne idée. Vous allez donc incarner deux flics (pas à Miami, ni « ami ami » ) nommés : Michael Hardy et son partenaire James Cools. Leur mission : éradiquer le crime et pacifier la ville. Si le scénario n’est pas le point fort du jeu, c’est pourtant un hit en puissance. Yu Suzuki y sera crédité comme « superviseur ». Et le monsieur s’y connais en hits au gameplay travaillé. Le jeu sera tellement influent qu’il aura pendant un temps été le modèle (selon Martin Hollis) pour la création du jeu GoldenEye 007, avant que l’équipe de développement ne change de modèle pour s’inspirer plus du côté des FPS (que l’on appelle encore « Doom Like » à l’époque) au détriment des « rails shooters ».Il servira de maître étalon pour l’un des jeux de SEGA qui sortira quelques années plus tard mais ne gâchons pas la surprise.

Le reste de la production : Virtua Fighter 2, Desert Tank, Hard Dunk,, Stack Columns, Golden Axe : The Duel, Sports Fishing,, Poto Poto, Wing War, Jurassic Park, Sky Target.

 

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