Dans les vingt-et-une dernières années (1972 à 1993), nous avons revisités pas moins de cent-vingt-six consoles. Ça en fait beaucoup, mais pourtant, nous sommes loin d’en avoir terminé. Même si je tente de vous en nommer le plus possible, je sais qu’il se peut que certaines soient oubliées, que ce soit intentionnellement ou non. Mais je tente du mieux que je peux de toutes vous les faire connaître. Continuons dès maintenant.

JAGUAR

atjag

Dernière console d’Atari et sortie en novembre 1993, son but, avec des 64 bits était de surpasser la Super Nintendo, la Genesis et la 3DO… et éventuellement la Saturn, la PlayStation et la Nintendo 64. Au départ, le plan d’Atari était de sortir deux consoles, la Panther et la Jaguar, par contre, cette première n’a jamais vue le jour. Mais Atari avait déjà préparée des jeux pour la Panther (Cybermorph par exemple) et puisqu’ils sont sortis sur la Jaguar, ça ne permettait pas de voir la Jaguar à sa pleine capacité. Ce ne fut pas le seul problème puisqu’Atari ne s’est pas montrée très transparente avec les développeurs, ne partageant pas ses codes sources pour créer des jeux, une façon de faire qui avait débutée à l’époque des Atari 8Bits. La console, qui se vendait à 250$ l’unité, fut un échec commercial et est disparue en 1996. Les jeux ne plaisaient pas et la manette était loin de faire l’unanimité (elle était énorme et possédait près de vingt boutons différents).

CDX

cdx.jpg

Sega, en 1994, a combinée la Genesis et la Sega CD en une seule et même machine. Celle-ci pouvait devenir vôtre si vous acceptiez d’y mettre 400$. C’est peut-être ce qui explique que la console n’est pas parvenue à vendre plus de 5 000 unités. En plus des problèmes d’images qui figent en jouant, ce monstre pouvait se transformer en lecteur CD portatif, mais vidait rapidement les piles AA…

32 X

32x.png

Arrivée en novembre 1994 et construite par Sega, ce n’est pas vraiment une console, mais plutôt une tentative de prolonger la durée de vie de la Genesis en ajoutant cet item supposé améliorer la qualité graphique. Mais puisque c’était plus de problèmes qu’autres choses pour la faire fonctionner et que la Saturn n’était qu’à quelques mois de sa sortie, les ventes n’ont pas dépassés les 650 000 en date de mars 1995. Pouvait aussi fonctionner avec la Sega CD (six jeux seulement pour les deux ajouts en même temps). C’est en décembre 1995 que la production cesse.

PICO

consoles Pico

Apprendre avec, en majorité, des personnages de Disney. Tel était le but de cette console de Sega sortie en novembre 1994 et fonctionnant avec un crayon et un écran tactile. Les cartouches portaient le nom de Storyware et avaient la forme d’un livre. D’ailleurs, c’est ce qu’on avait l’impression de regarder à l’écran. Alors que seulement vingt jeux existent en Amérique du Nord, il y en a eu 296 de faits au Japon. Là-bas, la console n’est disparue qu’en 2005 (contrairement à février 1998 en Amérique du Nord) après avoir été vendue 3,5 millions de fois. En Amérique du Nord, c’est un peu plus de 400 000 unités environ qui ont étés achetées.

MEGAJET

consoles MegaJet

Encore une console de Sega (sortie en 1994), ce serait en fait, la base pour la Nomad. La Mega Jet ne se trouvait pas en magasin, donc, fans de Sega, ne craignez pas être passé à côté de cette console sans la remarquer. En réalité, elle était exclusive aux clients de Japan Airlines pour les divertir pendant leurs trajets en avion. Elle était en mesure de faire jouer les cartouches de la MegaDrive, mais comme il n’y avait pas d’écran, il fallait d’abord la connecter au moniteur de l’avion.

AIWA MEGA CD

consoles Aiwa Mega CD

Sega et Aiwa se sont associées en 1994 pour créer une sorte d’hybride de lecteur CD et de console MegaDrive. N’ayant jamais quittée le Japon, le son sortait des haut-parleurs de la machine lorsque connectée à la télévision. Ce modèle hybride lecteur CD et console de jeu vidéo est considéré comme étant extrêmement rare et nous ne connaissons pas le nombre de ventes faites au cours de sa durée de vie.

PODS

consoles Pods

Eh oui! ENCORE une console sortie par Sega au cours de 1994 et ce n’est pas la dernière… Cette fois, c’est plus une sorte de «Simon» qu’une véritable console. Celle-ci fonctionnait grâce à des senseurs au lieu du toucher et se vendait pour environ 50$ l’unité. Elle est disparue au cours de son année de sortie.

PLAYDIA

pldia.png

Exclusivité du Japon, cette console de Bandai sortie en octobre 1994 était destinée uniquement aux enfants avec des jeux comme Dragon Ball Z et Ultraman sous forme de jeux questionnaires éducatifs. Malgré sa sortie tardive, c’était une console de 8bits. Donc, si son but était de faire compétition avec les consoles disponibles sur le marché au même moment, c’était peine perdue. Elle a été discontinuée au cours de 1996.

NEO GEO CD

neoge.jpg

Pour 300$, les gens obtenaient un lecteur CD de 1X, rendant le temps de chargement extrêmement long. Cette console de SNK mise en vente en 1994, se voulant une version améliorée de la Neo Geo voit toutefois le prix de ses jeux passés de 250$ à 50$. L’année suivante, ils sortent le CDZ au Japon, qui améliore la vitesse de chargement, même si, au final, c’était encore du 1X seulement…

PC FX

consoles PC FX

Sortie en NEC en décembre 1994, on en dit que les scènes entre les niveaux étaient d’une qualité supérieure à la PlayStation, pouvant décompresser 30 jpeg à la seconde. Mais, par contre, elle n’était pas capable d’afficher de graphiques en 3D, la rendant inintéressante à la seconde même de sa sortie par la majorité des gens. S’étant vendue à moins de 100 000 unités jusqu’à sa disparition des tablettes en 1998, ses jeux n’étaient pas protégés, car à l’époque, le procédé était jugé trop dispendieux pour la compagnie.

SATURN

segsat

Sortie par Sega en novembre 1994 au Japon (jusqu’en décembre 2000), l’Amérique du Nord a connue cette console un peu moins longtemps, soit de septembre 1995 à septembre 1998. Il s’agit d’une console 32bit (la console n’a pas eue trop de succès comparé à la PlayStation de Sony). Environ 80 000 unités se sont vendus en Amérique du Nord. De façon exacte, nous n’avons pas de chiffres pour le Japon, outre que 170 000 copies ont trouvés preneurs lors de la première journée. La console se vendait pour environ 400$ et n’a pas vue les titres de sorties espérés par les amateurs de jeux vidéos. Dans le but d’en faire la promotion avant sa sortie, Sega a expédiée, à des clients potentiels, une vidéocassette publicitaire d’environ huit minutes. Décrite comme très étrange, celle-ci montrait la console, des images de jeux et entre-autres choses, une femme chauve avec un anneau autour de sa tête…

PLAYSTATION

consoles PlayStation.png

Sortie en décembre 1994 (en septembre 1995 en Amérique du Nord), la console de Sony s’écoule à 102 millions d’exemplaires au cours de sa durée de vie (discontinuée en mars 2006). Cette console, qui compte parmi les plus populaires de tous les temps, aurait pue ne pas voir la lumière du jour sans un différent entre Sony et Nintendo. Vendue pour environ 300$, Sony a fait son possible pour offrir un choix de jeux très variés au moment de sa sortie. On dit qu’au total, dans le monde, il y a eu 7 918 jeux (en comptant les jeux sorties sous un titre différent ailleurs dans le monde). En plus de tout ça, on pouvait lire les disques compactes sur la console.

SUPER A’CAN

acan

Sortie uniquement à Taiwan en octobre 1995 par FunTech, nous avons là une console de 16bit ressemblant au modèle Japonais de la Super Nintendo, mais fonctionnant grâce à un Motorola 68 000. Douze jeux seulement existeraient pour la console. Trop dispendieux et aux capacités trop faibles comparés aux compétiteurs du moment, la Super A’Can n’a jamais connue de succès et la compagnie a perdue 6 millions de dollars. Les consoles restantes ont éventuellement étés vendues aux États-Unis pour qu’ils utilisent les morceaux en tant que rechange.

PIP PIN

pippin

Cette console fabriqué et distribué par Bandai est devenue disponible en mars 1995 (sortie en septembre 1995 en Amérique du Nord) et possédait un processeur de 66 MHz PowerPC 603 ainsi qu’un modem de 14,4 kbit. Basé sur l’architecture Macintosh, la console, faite conjointement par Apple et Bandai, a été nommée ainsi à cause d’une variété de pomme (Newtown Pippin). Son but était d’être un ordinateur pouvant jouer des CD tout en étant très abordable. Pouvant également être branchée au téléviseur, on pouvait se la procurer pour environ 600$ au moment du lancement. Environ 42 000 unités ont trouvées preneurs d’ici à sa disparition en 1997.

LOOPY

Loopy.png

Casio a sortie uniquement au Japon en octobre 1995 cette console de 32bit qui était destinée exclusivement à la clientèle féminine. Avec seulement dix jeux dans son inventaire, on y retrouve principalement des jeux où il faut vêtir son personnage. Une petit imprimante thermique, incluse dans la console, permettait d’imprimer des autocollants des créations faites.

R-ZONE

rzone

Débutant en 1995, cette console portative de Tiger Electronics n’a jamais connue le moindre succès. La R-Zone marque la première tentative de Tiger Electronics avec les consoles portatives à jeux multiples et ne cherchaient pas à faire compétition aux autres consoles du même genre. Il faut ajouter qu’elle ne comprenait aucun écran, car chaque cartouche en avait un d’intégré. Ci-dessous, une images d’une cartouche.

consoles R-Zone cartouches

VIRTUAL BOY

virboy

Faite par Nintendo et mise en vente en juillet 1995 jusqu’en décembre de la même année (en Amérique du Nord, c’est plutôt d’août 1995 à mars 1996 que cette console s’est fait voir). Cette console portative… (considérée comme telle malgré sa grosseur) se vendait à 180$ et n’a jamais été très appréciée des amateurs de jeux vidéos, même des fervents de Nintendo. Peu agréable pour les yeux, les cartouches demandaient aux quinze minutes si le joueur désirait faire une pause. Très petite librairie de jeux, il en existe 19 au Japon et 14 en Amérique du Nord, pour un total de 22 en comptant les exclusivités respectives. C’est LA console que Nintendo aimerait oublier.

JAGUAR CD

jagcd.jpg

Pour 150$, Atari propose en septembre 1995 un ajout pour la Jaguar afin de jouer des jeux sur CD. On la plaçait à l’emplacement habituelle des cartouches sur la Jaguar (si on voulait jouer des jeux sur cartouches, la Jaguar CD comportait un emplacement, donc pas besoin de retirer et remettre cet ajout constamment). Les CD comprenaient 790 mégaoctets de matériel, plus que tout autre à ce moment-là.

NOMAD

consoles Nomad

S’étant écoulée à un million d’unités, c’est une console portative de Sega sortie en octobre 1995 est décrite comme étant massive et lourde. Comparée à une Genesis portative, elle comprenait six boutons principaux. Dévorant rapidement les six piles AA nécessaires à son fonctionnement, elle avait un écran de 3,25 pouces et se vendait 180$. C’est en 1998 que la production s’arrête.

GAMEBOY POCKET

consoles Gameboy Pocket

Même si l’original se vend encore bien, Nintendo offre finalement du changement à sa console portative en 1996 avec un meilleur écran, celui-ci étant plus large et affichant maintenant du véritable noir et blanc. La console fonctionne avec des piles AAA (contrairement à des AA sur ses prédécesseurs), nous donnant environ dix heures de jeux. Tout comme les versions sorties auparavant, on ne peut pas plus jouer dans l’obscurité par contre. Des versions roses et bleu métallique sont sorties au Japon. L’année suivante, en 1997 et au Japon seulement, sort la GameBoy Light qui possède finalement un écran lumineux pour voir ce qui se passe à l’écran dans l’obscurité et qui fonctionne avec deux batteries AA, donnant vingt heures de jeux sans lumière et douze avec. Elle existe en couleur or ou alors argenté. Le modèle Light est discontinué en 1999.

NINTENDO 64

n64

Nintendo sort en juin 1996 (septembre 1996 en Amérique du Nord), une console qui amène le contrôle analogue comme élément principal des manettes. Avec Mario 64 et Pilotwings 64 comme jeux disponibles à la sortie de la console, le choix a été fait d’utiliser de nouveau des cartouches pour ses jeux. Avec moins d’espace que sur les disques compacts, les programmeurs devaient faire des efforts pour compacter les données autant que possible avec l’espace disponible. Malgré que ce ne soit pas la console la plus populaire de Nintendo… ou même de son époque, ce sont 32,9 d’unités qui ont trouvés preneurs en se procurant l’un des huit modèles différents de la console qui venait par exemple, en orange. Elle a été discontinuée en 2003.

GAME.COM

consoles Gamecom

Moins de 300 000 unités de cette console portative de Tiger Electronics ont trouvés preneurs. Sortie en septembre 1997, elle comprenait un écran tactile et un stylus qui pouvait également, de façon limitée, aller sur internet. Même avec des licences somme Sonic, Resident Evil, Mortal Kombat et Duke Nukem, elle n’a pas réussie à attirer les gens. «Contient plus de jeux que vous avez de cellules au cerveau, bande d’idiots» était leur phrase de publicité (It plays more games than you idiots have brain cells). C’est vers quarante secondes dans la vidéo ci-dessous:

SNS101

consoles SNS101

Nommée, par les joueurs, comme étant la Super Nintendo 2, la SNS101 de Nintendo est une version plus compacte et moins dispendieuse de la console originale. Sortie en octobre 1997, c’est la seule console de Nintendo (la SNS 101) qui est connue pour avoir eue un clone illégal qui se fait passer pour l’original. L’histoire ne dit pas ce que Nintendo a fait pour les arrêter.

Cette version plus mince de la Super Nintendo n’est sortie qu’au Japon et en Amérique du Nord. La sortie RF n’était plus disponible, utilisant plutôt le même système de connexion au téléviseur que la Nintendo 64 et la GameCube. Le jeu fourni dans la boite avec la console était Super Mario World 2: Yoshi’s Island. Il y a même eu des versions n’offrant même pas la prise de courant.

La neuvième partie de ce dossier se termine donc après avoir vue plusieurs années et vingt-trois consoles (pour un total s’élevant maintenant à cent-quarante-neuf). Il nous en reste encore plusieurs à voir dans les semaines restantes. La prochaine fois, nous reprendrons avec le début de l’année 1998.

 

Publicités