Nous avons déjà vus quatre-vingt-huit consoles dans les quatorze années qui ont étés mentionnées (1972 à 1986). Ça en fait beaucoup, mais pourtant, nous sommes loin d’en avoir terminé. Je tente du mieux que je peux de toutes vous les faire connaître sans en laisser de côté, mais je suis conscient que certaines pourraient avoir étés oubliées. Continuons sans plus attendre.

 

ATARI 7800

7800

Atari nous a offert cette console au début de janvier 1986 qui a cessée d’être produite en janvier 1992. La 7800 offre aux consommateurs une manette plus agréable à manier, entièrement compatible avec les précédentes consoles et très abordable (140$ à sa sortie). Elle est la première console pouvant jouer des jeux d’anciennes consoles sans module complémentaire. Toutefois, sa librairie de jeux n’était pas très grande et avec la popularité de la NES qui était à un haut niveau, la console d’Atari n’avait pas une grande chance de conquérir le cœur des joueurs. Il faut également noter que le Game Crash a retardé de beaucoup la console qui devait être présente sur les tablettes dès 1984 (elle l’aurait d’ailleurs été, en Californie, mais pour une très courte période de temps avant d’être «remisée» jusqu’en 1986). Lorsque la console est officiellement discontinuée, il y avait eu 59 jeux conçus spécifiquement pour cette console.

 

MASTER SYSTEM

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C’est à Sega que nous devons son arrivée en juin 1986 (jusqu’en 1992). Version Nord-Américaine du SG-1000 Mark III, c’était, au cours de ses années-là, le plus grand compétiteur de Nintendo. Même si la console était techniquement supérieure à celle de la NES, ils n’avaient pas la plus grosse part du marché (sauf dans les marchés Européens, Brésiliens et Océaniques où ils étaient les plus populaires, car ils avaient également une meilleure visibilité) alors que vers la fin des années ‘80, Nintendo possède 83% du marché du jeu vidéo. À sa sortie, on pouvait se procurer la console pour environ 200$. Quelques accessoires étaient vendus pour la console, comme le Phaser (l’équivalent du Light Gun de Nintendo) dont treize jeux étaient compatibles ou encore le Sega Scope 3D Glasses (des lunettes affichant en trois dimensions) qui ne fonctionnait qu’avec huit jeux spécialement programmés pour ça. Le Brésil, dans le but d’attirer la clientèle féminine, avait mis en vente une console aux teintes roses.

 

AMIGA A500

amiga500

C’est en janvier 1987 que Commodore lance ce micro-ordinateur qui fut discontinuée en 1991. D’abord annoncée à 600$, c’est finalement à 700$ que se liste cet ordinateur… et encore, la facture devait encore monter puisqu’il fallait acheter le moniteur à part. Malgré tout, c’est cette version de l’Amiga qui aura connue le plus grand succès. La raison à ça, c’est qu’elle était très performante. Le A500 pouvait afficher 4 096 couleurs en même temps à l’écran. Donc, avec une aussi grande palettes de couleurs, ses utilisateurs n’étaient pas trop dérangés par le désagrément pour ouvrir l’ordinateur (il fallait insérer une disquette du nom de Kickstart pour pouvoir utiliser l’interface graphique, mais par contre, il était possible de jouer à des jeux sans devoir utiliser la disquette Kickstart). La carte son, de son côté, pouvait s’étendre jusqu’à quatre canaux (jusqu’à 28 kHz). Quelques artistes ont donc utilisés cet ordinateur pour enregistrer leur album (EC8OR pour leur premier album et également Team Doyobi, eux aussi pour leur premier album).

 

ACTION MAX

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Nous devons la console à la compagnie de jouets Worlds of Wonder (fondée par d’anciens employés d’Atari) qui nous l’a fait connaître en 1987. Comme si ça ne suffisait pas d’acheter la console, il était obligatoire d’avoir une autre «machine» pour pouvoir jouer aux jeux… Nous parlons ici d’un lecteur de cassette VHS. Car, même si tous les jeux de la console se trouvent sur ruban, la console ne pouvait pas lire de cassettes. Celle-ci servait par contre pour déterminer où se trouvait le pointeur du Light Gun (la seule manette de la console) sur l’écran. Puisque c’était sur cassette, on ne pouvait pas vraiment gagner ou perdre, mais seulement toucher ou pas la cible. Les jeux étant tous très similaires les uns des autres, la console n’aura pas fait long feu et est disparue presque aussi rapidement qu’elle est arrivée sur le marché.

 

ATARI XEGS

consoles Atari XEGS

Compatible avec les jeux déjà sortis sur Atari 8-bits (400-800XL), cette nouvelle console sortie en 1987, donc peu de temps après la 7800 possède sa propre librairie de jeux (quoi que la majorité d’entre eux étaient, en réalité, de vieux jeux ressortis dans un nouvel emballage), mais également un clavier d’ordinateur, un joystick et un Light Gun. Le fait qu’un clavier soit inclus dans le lot veut également dire que la console peut servir d’ordinateur. La XEGS n’a jamais connue de succès et s’est effacée peu après sa sortie.

 

ZX SPECTRUM +3

consoles ZX Spectrum 3

Sinclair nous arrive, en 1987, avec une machine très similaire au +2, sa différence majeure est l’ajout d’un lecteur de disquette trois pouces intégré. Certains jeux de 48 ou 128k étaient incompatibles avec la Spectrum +3. Même si la console comptait pour le tiers des ventes en Angleterre (le seul endroit où la console était disponible) à ce moment-là, la production a quand même cessée environ trois ans après sa sortie, en décembre 1990.

 

PC ENGINE

consoles PC Engine Japan

Cette console est un projet commun de deux compagnies voulant faire compétition à Nintendo, NEC et Hudson Soft (Hudson avait tenté, sans succès, de vendre une puce pour améliorer les graphiques à Nintendo). Se faisant connaître en octobre 1987, elle est aussi la première console qui s’est servie d’un module complémentaire permettant de faire jouer des disques compacts en tant que jeux. Pour ce qui est des autres sortes de jeux, ils ne se trouvaient pas sur cartouches comme ses compétiteurs, mais sur ce qu’ils appelaient une Hu-Card (ci-dessous) et qui était de la grosseur d’une carte de crédit. Un des problèmes de la console toutefois, c’était qu’un seul port pour manette se trouvait sur la console, obligeant les personnes désirant jouer à plusieurs de se procurer un accessoire supplémentaire pour y parvenir. Elle est disparue des magasins vers décembre 1994.

consoles PC Engine Hu-Card

 

MEGADRIVE

consoles MegaDrive

Lorsque cette console de 16-bit de Sega sort au Japon en octobre 1988, elle fait compétition à la NES qui n’avait que 8-bit. Malgré le fait que Sega offre aux gens une meilleure qualité sonore et graphique, les amateurs de jeux vidéos Japonais ne démontrent pas un grand intérêt pour la console (qui n’a quand même été discontinuée qu’en 1995). Par peu d’intérêt, ça veut dire qu’au cours de sa première année d’existence, il y a eu seulement 400 000 unités d’expédiées. Même la sortie de périphériques tels qu’un système bancaire en ligne ou un répondeur du nom de Sega Mega Answer ne la rend pas plus attrayante. Même les critiques positives dans les magazines n’ont rien pu faire pour améliorer le sort de la MegaDrive au Japon. Elle n’était tout simplement pas destinée à arriver au sommet des ventes au Japon.

 

TURBOGRAFX-16

consoles TurboGrafx-16

Version Nord-Américaine de la PC-Engine, c’est en août 1989 qu’elle débute (faite par Hudson Soft et NEC). Alors qu’au Japon, la PC Engine dominait face à Sega et Nintendo, c’est le contraire qu’on le voyait en Amérique du Nord. Parlant de l’Amérique du Nord, la TurboGrafx-16 n’était pas très populaire chez les développeurs de tierce-partie. En partie car certains étaient fidèles à Nintendo à ce moment-là. C’est pour cette raison que la majorité des jeux en Amérique du Nord étaient soient de NEC ou alors de Hudson Soft. Même si la console est discontinuée en 1995, ça n’a pas empêché les nouveaux jeux de continuer à se retrouver sur les tablettes jusqu’en 1999.

 

GENESIS

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Version Nord-Américaine de la MegaDrive, elle fait son entrée en août 1989. Pourquoi un changement de nom? Tout simplement car Sega a été incapable d’assurer les droits sur le nom. Avec la controverse entourant Mortal Kombat, la compagnie a l’idée de créer un système de cotes d’âges pour les jeux, leur donnant la chance de les sortir en ayant peu ou pas de censure du tout. C’est cette console qui a été le plus gros succès de la compagnie avec des chiffres s’estimant à tout près de 41 millions d’unités vendues. Sega avait tentée de s’associer avec Atari pour cette console, mais puisqu’une entente n’a pas été faite entre les deux parties, Sega a donc agi seul. Une bonne décision apparemment. Mais même avec une plus forte popularité qu’au Japon, de grosses pubs dénigrants Nintendo (Genesis does what Nintendon’t), une librairie de jeux totalement exclusive à la Genesis (souvent reliés à des vedettes) et de meilleurs prix, c’est quand même Nintendo qui demeure la plus populaire au final. Toutefois, avec la Genesis, la compagnie a finie par atteindre son sommet de popularité vers 1992 en possédant 60% du marché Nord-Américain, principalement en se faisant passer pour la console cool alors que celle de Nintendo était démontrée comme étant destinée aux enfants. L’Europe et le Brésil, de leur côté, semblaient préférés de loin Genesis aux autres de la compétition. La console tire sa révérence en 1997.

 

SUPERGRAFX

supergrafx

Uniquement sortie au Japon, NEC nous présente la console en novembre 1989. C’est en quelque sorte une simple mise à jour de la PC-Engine et au départ, le nom de cette console aurait dû être PC Engine II. Devant leur empressement pour la rendre disponible sur le marché, elle sort quelques mois d’avance alors qu’elle avait été annoncée pour 1990 au départ. Malgré qu’elle soit quatre fois plus puissante que son prédécesseur, elle est boudée de tous et uniquement sept jeux auront vus le jour pour celle-ci (mais si on compte avec toutes les consoles et supports que cette compagnie a eue, nous arrivons à plus de 700 jeux). La console disparaît presque aussi rapidement qu’elle n’est apparue, en 1990.

 

LYNX

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Atari aimait les noms de félins au cours de cette période (Lynx, Jaguar), mais ça ne leur a jamais porté chance. Celle-ci est sortie en septembre 1989 (et a été discontinuée en 1994). Malgré tout, avec cinq millions d’unités vendues, celle qui est sortie sensiblement en même temps que la Game Boy se distingue particulièrement en étant la première console portative avec un écran couleurs. Ils avaient mêmes pensés aux gauchers et droitiers en rendant la console facilement adaptable pour les deux (le joueur n’avait qu’à retourner la console de l’autre côté). La console ambidextre par excellente nous permettait même de faire des zooms si désiré. Ce qui a nuit à son succès, c’est non seulement le prix demandé (180$ alors que Nintendo demandait seulement la moitié pour sa Game Boy), mais également le faible intérêt des développeurs de tierce-parties pour travailler sur des jeux pour la Lynx. Il ne faut pas oublier la ComLynx qui permettait de relier plusieurs consoles entre elles pour jouer à plusieurs personnes. Fait étrange à ce sujet toutefois, elle pouvait accueillir jusqu’à dix-sept gens à la fois de cette façon, mais il faut quand même préciser que tous les jeux de groupes étaient programmés pour huit joueurs ou moins…

 

GAMEBOY

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Comment savoir si une console a du succès? Disons que lorsqu’elle se vend à 118,69 millions d’unités (incluant les versions Color et Pocket), c’est un très bon indice. Cette seconde console portative de Nintendo (sortie en août 1989 pour rester jusqu’en 1999) ne vient peut-être pas avec un écran couleurs, mais le jeu Tetris vient dans les emballages de la console au tout début, ce qui les aide grandement. Nintendo n’avait pas prévu une telle popularité en Amérique du Nord et en quelques jours, le premier lot d’un million d’unités est déjà écoulé. On nous donne également le choix entre des piles AA ou un adaptateur (quoi que les batteries duraient très longtemps… environ quinze heures). On pouvait connecter deux Game Boy ensemble pour jouer avec un ami et même une mini imprimante avait été créée pour la console. Celle-ci n’avait toutefois qu’un seul haut-parleur, mais en connectant des écouteurs, le son devenait instantanément en stéréo. Elle se vendait pour seulement 90$.

 

CPC 6128+

consoles CPC 6128 plus

C’est en septembre 1990 qu’Amstrad nous arrive avec ce micro-ordinateur qui est en fait une présentation plus sophistiquée du CPC 6128. C’est ce qui résume le mieux cette machine. Il possède 128 kilos octets et des disquettes de trois pouces peuvent y être placées. Question de ne pas perdre leurs bonnes vieilles habitudes, ils continuent d’offrir le choix entre un moniteur dont la couleur dominante est le vert et si nous voulons plus de qualité, le moniteur couleurs est là pour gonfler un peu plus la facture.

 

GX 4000

gx4000

Arrivée en 1990, la GX 4000 d’Amstrad est probablement synonyme avec le terme échec total puisqu’elle disparaît la même année qu’elle est sortie. Ayant la même architecture que le CPC 6128, son principal atout était de lire les jeux sur cartouche (au lieu d’une disquette, ce qui veut dire pas de temps de chargement). Les jeux sont tout simplement des ré-écriture de leurs versions CPC et de certains jeux tel que Burnin Rubber, par exemple, qui exige que nous appuyons sur une touche du clavier pour démarrer le jeu (même si vous n’avez qu’une manette). Pour ce qui est des jeux, il n’y en a eu que vingt-cinq ayant vus le jour. N’ayant pas dépassé les 14 000 ventes à la suite des six premiers mois sur les tablettes, le prix est réduit de plus de six fois (105 francs au lieu de 690) dans le but de faire remonter les ventes qui aurait plafonné dans les 150 000 (en Angleterre et selon le magazine RetroGamer).

TURBOGRAFX-CD

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NEC la sort en août 1990 et il faut débourser près de 400$ pour faire partie de l’histoire, car la TurboGrafx-16 est la première console à posséder un périphérique pouvant lire des jeux sur CD. Voulant s’assurer que rien ne soit brisé en déballant le produit, NEC l’a placée dans une boite dont 85% de l’espace était rempli par du styromousse. Avec une librairie de jeux avançant à pas de tortue, ils ont du mal à se trouver des amateurs fidèles, sauf au Japon où de jouer sur CD les intéressaient beaucoup plus qu’en Amérique du Nord à cette époque.

 

TURBO EXPRESS

turboexpress

Autre console de NEC faisant son arrivée en 1990, cette version portative de la TurboGrafx avait un prix ne cessant pas de varier, passant de 250$ à 300$ pour revenir à 250$ et finalement 200$ vers 1992. Tous les jeux sur Hu-Card de sa grande sœur (PC Engine) fonctionnaient parfaitement sur sa version miniature qui possède un écran de 2,6 pouces (même taille que celle de la Game Boy) et affichant pas moins de 512 couleurs. Il ne faut pas oublier de mentionner que le son y était disponible en stéréo. Quoi d’autres? Elle possédait une entrée audio/vidéo pour pouvoir y regarder des vidéos ou y brancher un TV Tuner pour syntoniser des réseaux de télévision.

 

Voilà ce qui conclu la septième partie de ce dossier. Avec les dix-sept consoles que nous venons d’ajouter, le total s’élève maintenant à cent-cinq. Il nous en reste encore plusieurs à voir dans les semaines à venir. Lors de la prochaine partie, nous allons continuer avec l’année en cours, 1990.

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