Le Guide du Collectionneur : Atari Jaguar

Collectionner du jeu vidéo, ce n’est pas uniquement SEGA – SONY – NINTENDO. Du côté un peu sombre (pour la couleurs de ses consoles), il y a parfois toute une ludothèque à redécouvrir.

Petite introduction et rappel historique :

Atari, pionnier de l’industrie du jeu vidéo à plusieurs avions de retard après le crash du jeu vidéo (du moins en Amérique du Nord) et se fait distancer par SEGA et Nintendo dans la course à l’échalotte la part du gâteau des consoles 8 Bits.

L’Atari 2600 est déjà dépassée technologiquement, et Warner (qui à racheté Atari en 76) se décide enfin à renouveler le cheptel avec la 5200. Mais, une série d’erreurs vont vite reléguer la console dans les oubliettes alors que la 2600 continuera sa vie pendant de nombreuses années.

Mais en parallèle, Atari à une gamme d’ordinateurs qui a beaucoup de succès en Amérique du Nord (400/800). En Europe, ces ordinateurs 8 Bits resteront très confidentiels. Et là la confusion s’installe. Car Jack Tramiel (l’ancien PDG de Commodore) arrive chez Atari après que la société soit mal en point. Et décide de prolonger encore la série des 8 Bits. Les « 400/800 » deviendront « 600 et 800 XL » et sous le règne de Tramiel 65 et 130 XE. Sans oublier la XE GS qui est une version consolisée du 130XE.

Atari n’ose plus rien tenter sur le marché des consoles dominé par les Japonnais. Il y a eu l’aventure de la Lynx mais peu couronnée de succès.

Pourtant quand la Jaguar est annoncée en 1993, les joueurs se disent : « si la console tiens ses promesses, Atari est de retour ».

Mais entre temps, la console est une aventure conjointe d’Atari (pour ne pas vous embrouiller l’esprit je ferai un article plus tard sur les divisions d’Atari) et de Flare Technology. Ces derniers vendent la technologie à Atari qui a l’origine devait produire deux consoles : la Panther et la Jaguar.

La Panther est annulée au profit de sa grande sœur, mais deux problèmes existent : beaucoup de jeux Jaguar ont à la base été créé pour la Panther. Et donc ne montrent pas ce dont la console est capable. Et le second problème, est qu’Atari est une compagnie très opaque. Ils n’ont pas pour tradition de partager des ressources. Donc pour développer un jeu sur Jaguar, Atari ne vous fourni aucunes routines. Cette « tradition » remonterai à l’époque des Atari 8Bits (selon le livre Atari Breakout).

Forces et faiblesses du hardware :

Forces :

  • Peu de titres donc potentiellement si on veut faire un full set, 82 titres (officiels) ce n’est pas impossible.
  • La ludothèque est à défricher, donc les archéologues du jeu vidéo vont se donner à coeur joie de voir ce que la machine avait à offrir
  • Beaucoup d’exclus et de jeux qui sont dans leur meilleure version (Alien vs Predator, Rayman, Tempest 2000,…)
  • L’émulation est au point mort et 80 % des jeux ne sont pas émulés du tout.
  • Region Free
  • La communauté homebrew, qui comme sur chaque machine Atari est très présente.
  • On trouve relativement facilement des boites pour les jeux, mais rien n’indique qu’elles sont originales donc méfiance.

Faiblesses :

  • La rareté de la console et des jeux. Une Jaguar en état de marche vous coûtera en moyenne plus de 250€ (en loose). Les manettes sont aussi très compliquées à trouver et ne sont pas données. Attention les pad Jaguar de couleur blanc, ne sont pas en réalité un pad Jaguar mais un pad pour l’Atari Falcon, mais son compatible (du moins à ma connaissance).
  • Peu de jeux, donc peu de variété. Mais beaucoup de titres mauvais ou inintéressants.
  • Les câbles au format propriétaire.
  • L’extension CD qui est ridiculement rare et chère. Et en plus est réputée pour être impossible à réparer.
  • Les manettes au look et au confort plus que particulier. Qui en plus ont parfois des soucis de connexion et certains boutons ne peuvent plus fonctionner. Mais çà se répare avec un petit coup de fer à souder.
  • Des problèmes de son, ça se répare mais là par contre il faut un minimum de skill pour dessouder et souder un CMS.
  • Pour qu’un jeu soit complet il faut bien sur la boite, la notice et aussi dans certains cas l’overlay qui va sur la manette.

Les valeurs sures (pas forcément les moins chères) pour bien démarrer une collec’ Jag’ :

Tempest 2000 : 30€ en loose – plus de 70€ en boite

Doom : entre 30€ (en loose) et 80€ complet en boite

Wolfenstein 3D : 30€ en loose et 80€ en boite (se trouve au moment de la rédaction de cet article encore neuf sous blister pour moins de 100€ sur eBay)

Alien vs Predator : en boite moins de 100€

Brutal Sports Football : 40€ en boite (se trouve au moment de la rédaction de cet article encore neuf sous blister pour un peu plus de 50€ sur eBay)

Cannon Fodder : 50€ en boite (se trouve au moment de la rédaction de cet article encore neuf sous blister pour un peu plus de 70€ sur eBay)

Worms : 250€ en loose (non ce n’est pas une faute de frappe)

Syndicate : 50€ en boite

Bubsy : 40€ complet en boite pour le jeu neuf sous blister (oui je ne délire pas)

Rayman : de 80€ en loose à plus de 300€ complet en boite

 

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